Ruban rose de sensibilisation au cancer du sein sur fond ivoire.

Octobre Rose & Sport : Témoignage de Miriam (50 ans)

À l’occasion d’Octobre Rose, Miriam, 50 ans, partage son parcours après un cancer du sein. Une rencontre sincère autour de la reprise progressive du mouvement, de l’écoute de son corps et des petits rituels pour prendre du temps pour soi.

Ruban rose de sensibilisation au cancer du sein sur fond ivoire.

Se réapproprier son corps en douceur et prendre du temps pour soi

À l'occasion d'Octobre Rose, nous avons donné la parole à Miriam, 50 ans, qui a traversé l'épreuve du cancer du sein combinée à un parcours de santé exigeant. Aujourd'hui, elle partage avec nous en toute authenticité son expérience sur la prévention, l'importance du mouvement et ses petits rituels bien-être au quotidien.

Avant d'y être confrontée, quelle était ta vision d'Octobre Rose, et quel message souhaites-tu passer aujourd'hui ?

La réponse de Miriam :

« Pour être honnête, avant que ça ne m'arrive, je me sentais très peu concernée. J'avais certes une amie qui avait eu un cancer du sein, donc cela me touchait, mais le vivre soi-même, c'est totalement différent. Tant qu'on ne passe pas par là, on ne peut pas vraiment mesurer ce que la personne ressent.

Aujourd'hui, le message principal que je veux passer aux femmes, aux jeunes femmes, et même aux hommes, c'est vraiment la prévention. Un cancer détecté tôt est un cancer qui se soigne et se guérit très bien. Dès que l'on remarque quelque chose d'inhabituel, il faut pratiquer l'autopalpation et surtout aller consulter un professionnel de santé sans attendre. Il vaut toujours mieux prévenir que guérir, Octobre Rose ou non ! »

Concrètement, comment le fait de bouger t'a aidée à traverser cette période, physiquement et mentalement ?

La réponse de Miriam :

« J’ai énormément fait de sport, surtout après les traitements. Pendant, c'était plus difficile car il y avait une grande fatigue, d'autant plus que j'ai eu un parcours particulier : j'ai été opérée du cœur en septembre 2018, puis du sein un mois après, en octobre 2018. Avec la chimio en plus, mon cardio et mon corps étaient très affaiblis.

Mais le sport m'a énormément aidée ! Physiquement d'abord, pour retrouver toute l'amplitude de mon bras du côté opéré. Et mentalement, le sport permet de déconnecter complètement : pendant que tu bouges, tu ne penses plus à la maladie, tu penses juste à redynamiser ton corps.

Au début, cela s'est fait très progressivement, step by step, accompagnée par des kinés. Et puis petit à petit, on se rend compte qu'on progresse, qu'on retrouve son cardio et son corps — parfois même en meilleure forme qu'avant ! Cela prouve que tout est dans le mental, et ça fait un bien fou. »

Quand on veut remettre son corps en mouvement sans forcer ni se faire mal, par quoi on commence ? Comment as-tu géré cette reprise très progressive ?

La réponse de Miriam :

« Il faut vraiment y aller étape par étape, en toute douceur. J'ai commencé par des exercices très simples, par exemple en m'aidant d'un mur pour étirer et remobiliser la zone de l'épaule et de l'aisselle. Après l'opération du sein, on peut ressentir des raideurs ou des tensions (comme des 'cordes' sous l'aisselle), donc il ne faut surtout pas forcer.

La kiné m'a évidemment énormément guidée là-dedans. Au début, ce sont des mouvements très légers, de l'étirement doux et du petit renforcement sans charge. Le secret, c'est d'écouter son corps, de progresser petit à petit sans brûler les étapes, et d'utiliser des supports simples pour réhabituer ses muscles à bouger. »

Entre la fatigue, le stress et les traitements, le corps accumule parfois des tensions. Quels étaient tes rituels ou astuces au quotidien pour te détendre et te soulager ?

La réponse de Miriam :

« J'ai beaucoup pratiqué l'auto-massage ! À l'époque, comme je n'avais plus de cheveux, je me massais le crâne et la nuque avec le bout des doigts. Ça me stimulait le cuir chevelu et ça me faisait un bien fou pour relâcher les tensions accumulées.

Je faisais aussi des postures de yoga très douces pour étirer le corps en douceur. Et puis, j'avais mon rituel réconfort préféré du soir : me préparer une bonne infusion et la déguster avec un petit carré de chocolat noir. Ce sont ces petits moments simples de soin et de douceur envers soi-même qui font toute la différence au quotidien. »

Pour quelqu'un qui aimerait prendre quelques minutes par jour pour prendre soin de son corps, quel conseil simple aimerais-tu donner ?

La réponse de Miriam :

« L'essentiel, c'est vraiment de réussir à s'octroyer du temps pour soi. Que ce soit le matin, le midi, le soir ou même un jour sur deux selon son emploi du temps, il faut se planifier ce moment.

L'idée idéale, c'est de s'isoler un peu au calme dans une pièce, d'installer son petit tapis, de mettre une musique relaxante ou de faire un peu de méditation. Et pendant ce temps-là, écouter son corps et se faire du bien : faire rouler une petite balle sous la voûte plantaire pour relâcher la fatigue, s'accorder un massage au pistolet masseur sur les zones tendues, ou faire quelques mouvements doux avec un élastique de renforcement. Prendre soin de soi, c'est avant tout s'offrir cette parenthèse régulière et bienveillante. »

Conclusion Zenkivi

Un grand merci à Miriam pour son courage, sa générosité et ce magnifique témoignage. Prendre soin de son corps et s'accorder du temps est essentiel à chaque étape de la vie. Pour vous accompagner dans vos moments de détente et d'activité douce au quotidien, découvrez nos indispensables bien-être sur zenkivi.fr.

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